
L’inactivité physique et la sédentarité sont deux notions distinctes, souvent confondues.
Elles ne désignent pas les mêmes comportements, mais ont en commun un impact significatif sur la santé, en particulier lorsqu’elles s’installent dans la durée.
Comprendre la différence entre ces deux concepts permet de mieux évaluer ses habitudes de vie au quotidien, d’identifier les facteurs de risque et d’adopter des actions adaptées pour préserver sa santé, à tout âge.
Inactivité physique et sédentarité : deux concepts à ne pas confondre
L’inactivité physique et la sédentarité sont deux comportements distincts, définis par les autorités de santé publique.
👉 Une personne peut être physiquement active mais sédentaire,
👉 et inversement, peu sédentaire mais insuffisamment active.
Qu’est-ce que l’inactivité physique ?
L’inactivité physique correspond à un niveau insuffisant d’activité physique, au regard des recommandations de santé.
Définition
Une personne est considérée comme inactive physiquement lorsqu’elle ne pratique pas assez d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, que ce soit :
dans les loisirs,
au travail,
lors des déplacements,
ou dans les activités domestiques.
Recommandations de référence
Chez l’adulte, les recommandations sont :
au moins 150 minutes par semaine d’activité physique d’intensité modérée
ou75 minutes d’activité physique intense,
ou une combinaison des deux.
Ne pas atteindre ces seuils expose à de nombreux risques pour la santé.
Qu’est-ce que la sédentarité ?
La sédentarité désigne le temps passé assis ou allongé, en dehors du sommeil, avec une faible dépense énergétique.
Exemples de comportements sédentaires
rester assis longtemps devant un écran,
travailler à un bureau sans interruption,
regarder la télévision plusieurs heures par jour,
rester immobile lors des trajets.
👉 La sédentarité est donc liée à la posture et au temps d’immobilité, et non au manque de sport.
En résumé : quelle est la différence entre inactivité physique et sédentarité ?
Inactivité physique
Manque d'activité physique suffisante
Liée au volume d'exercice
Concerne les recommandations hebdomadaires
Peut exister sans être sédentaire
Sédentarité
Temps prolongé passé assis ou immobile
Liée au temps d'immobilité
Concerne les comportements quotidiens
Peut exister même chez les sportifs
Peut-on être sportif et sédentaire ?
Oui, c’est possible.
Par exemple :
une personne qui fait du sport 3 fois par semaine,
mais reste assise 8 à 10 heures par jour,
peut être physiquement active mais fortement sédentaire.
C’est pourquoi la lutte contre la sédentarité ne se limite pas à « faire du sport », mais implique aussi de bouger plus souvent au quotidien.
Quels sont les risques pour la santé ?
Les risques liés à l’inactivité physique
L’inactivité physique augmente le risque de :
maladies cardiovasculaires,
diabète de type 2,
obésité,
certains cancers,
perte d’autonomie,
troubles musculosquelettiques.
Les risques liés à la sédentarité
La sédentarité prolongée est associée à :
une augmentation du risque cardiovasculaire,
une dégradation du métabolisme,
des douleurs lombaires et cervicales,
une baisse de la condition physique,
une augmentation de la mortalité, même chez les personnes sportives.
Pourquoi agir sur les deux leviers ?
Agir uniquement sur l’activité physique ne suffit pas si les comportements sédentaires restent élevés.
Les messages de prévention actuels insistent sur deux axes complémentaires :
Bouger plus (augmenter l’activité physique)
S’asseoir moins (réduire la sédentarité)
Comment réduire l’inactivité physique et la sédentarité au quotidien ?
Quelques actions simples peuvent déjà faire la différence :
se lever régulièrement lorsque l’on est assis longtemps,
marcher lors des appels téléphoniques,
privilégier les déplacements actifs (marche, vélo),
intégrer de courtes pauses actives dans la journée,
limiter le temps passé devant les écrans hors travail.
Chaque mouvement compte.
Un enjeu majeur de santé publique
La lutte contre l’inactivité physique et la sédentarité constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, en particulier face :
au vieillissement de la population,
à l’augmentation des maladies chroniques,
à l’évolution des modes de vie de plus en plus sédentaires.
Les actions de prévention, d’information et d’accompagnement sont essentielles pour aider chacun à adopter des habitudes plus favorables à sa santé.
Pour obtenir plus d'informations sur les actions CPTS en lien avec l'activité physique :
Marches douces santé : https://www.santesudisere.
Atelier-passerelle : https://www.santesudisere.
FAQ – Inactivité physique et sédentarité
Quels sont les impacts de l’inactivité physique ?
L’inactivité physique augmente significativement le risque de nombreuses maladies chroniques. Elle est associée notamment à :
une hausse du risque de maladies cardiovasculaires (hypertension, infarctus, AVC),
le développement du diabète de type 2,
certains cancers (sein, côlon),
une prise de poids et l’obésité,
une diminution de la masse musculaire et de la densité osseuse,
des troubles de la santé mentale (stress, anxiété, dépression).
À long terme, le manque d’activité physique réduit l’espérance de vie et altère la qualité de vie, quel que soit l’âge.
Comment définir l’inactivité physique ?
L’inactivité physique correspond au fait de ne pas atteindre les niveaux d’activité physique recommandés pour la santé.
Chez l’adulte, cela signifie par exemple :
moins de 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, ou
moins de 75 minutes d’activité physique d’intensité soutenue.
Une personne peut donc être considérée comme inactive physiquement même si elle se déplace dans la journée, si ces mouvements sont insuffisants en intensité ou en durée.
Comment définir la sédentarité ?
La sédentarité désigne le temps passé en position assise ou allongée, en dehors du sommeil, avec une très faible dépense énergétique.
Elle concerne par exemple :
le temps passé devant un écran,
le travail assis prolongé,
les trajets longs en voiture,
les loisirs passifs.
Il est possible d’être physiquement actif mais sédentaire, par exemple en faisant du sport le soir tout en restant assis la majeure partie de la journée.
Combien de pas par jour pour être en bonne santé ?
Le seuil souvent évoqué de 10 000 pas par jour est un repère motivant, mais pas une obligation.
Les données actuelles montrent que :
dès 6 000 à 7 000 pas par jour, des bénéfices significatifs pour la santé apparaissent,
l’essentiel est de réduire les périodes prolongées d’inactivité et d’augmenter progressivement son niveau de mouvement.
Chaque pas compte : marcher plus souvent, même par petites durées, est déjà bénéfique.
Quelle activité physique selon son âge ?
Les recommandations varient selon les périodes de la vie :
Enfants et adolescents : au moins 60 minutes d’activité physique par jour, incluant jeux, sports et activités dynamiques.
Adultes : activités d’endurance (marche rapide, vélo, natation) associées à du renforcement musculaire au moins 2 jours par semaine.
Personnes âgées : priorité au maintien de la mobilité, de l’équilibre et de la force musculaire (marche, gymnastique douce, activités adaptées).
À tout âge, l’objectif est de bouger régulièrement et de limiter le temps passé assis.
Quelle activité physique quand j’ai une maladie chronique ou un handicap ?
L’activité physique est bénéfique même en présence d’une maladie chronique ou d’un handicap, à condition qu’elle soit adaptée.
Dans ces situations, il est recommandé de :
privilégier une activité progressive, personnalisée et sécurisée,
se faire accompagner par un professionnel de santé ou un intervenant formé,
s’orienter vers des dispositifs d’activité physique adaptée (APA).
L’activité physique contribue à améliorer l’autonomie, la qualité de vie, la gestion des symptômes et le bien-être global.